Qui sommes nous ?

L’origine

Depuis 1983, le 28 octobre célèbre la journée internationale de la langue créole et ses cultures. Cette reconnaissance est portée dans les territoires de souche créolophone, depuis la Caraïbe jusqu’à l’Océan Indien pour s’étendre de plus en plus vers les pays d’émigration des populations créolophones, comme la France hexagonale, le Royaume-Uni, le Canada, ou encore les Etats-Unis. Ces dix dernières années, depuis le début de la grève « Ensemble contre la Profitasion », de multiples initiatives ont été prises en faveur de la promotion des artistes ultra-marins, touchant également les afro-descendants : les Etats Généraux des Outre-Mer en 2009, le rapport Colardelle en 2010, l’Agence de Diffusion, ouverte en 2013, le Collège de la Diversité au sein du Ministère de la Culture depuis 2013, l’inauguration de la Cité des Outre-mer en 2017, les Assises des Outre-mer et le Livre bleu.

En 2017 Chantal Loïal crée le festival Le Mois Kréyol

Au fil du temps et forte de son expérience, une idée grandit chez Chantal Loïal : donner une place aux artistes ultramarins peu représentés dans le paysage culturel hexagonal et permettre à tous les créoles du monde de profiter d’un moment de partage, d’échange et de rencontres. 
Chantal Loïal veut donner une chance aux artistes d’outre-mer en les accompagnant dans la promotion de leur projet artistique. Une solidarité essentielle pour surpasser les difficultés qu’elle aussi peut encore rencontrer aujourd’hui on dit “l’union fait la force !” Attachée à son île de Guadeloupe et à la culture créole, elle souhaite créer une triangulaire et tisser des liens forts entre l’Hexagone, l’Afrique et les Antilles.
Elle s’entoure alors de ses partenaires fidèles acquis avec le temps, d’artistes engagés, reconnus, émergents et d’amateurs.
En 2017, Chantal Loïal casse les codes au-delà des frontières en lançant la première édition du festival le Mois Kréyol.
Chaque année, elle repère des artistes en lien avec la culture créole et leur propose de voyager dans la France entière pour rencontrer tous les publics. Le festival offre une visibilité durable sur les scènes françaises avec une programmation éclectique de deux mois. Un temps qui permet la rencontre d’une multitude d’artistes et de disciplines venant d’horizons différents mais animé par la même passion ! 

Ce temps fort, convivial et ambitieux, s’appuie sur plusieurs piliers :

– La transmission et les rapports intergénérationnels,

– Le lien entre professionnels et amateurs,

– L’itinérance, à Paris, en région Île-de-France mais aussi plus largement à l’échelle de la France hexagonale et des outremer, avec la vocation de s’étendre le plus largement possible,

– Le maillage territorial, associatif et partenarial à travers tout un réseau de lieux de culture, d’institutions et d’associations partenaires, impliquées dans le projet et forces d’initiatives.

Le travail de long terme mené par la Compagnie Difé Kako a rendu possible l’émergence d’un tel évènement, qui a rencontré un grand succès dès sa première édition.

Chantal Loïal présente le festival Le Mois Kréyol

La chorégraphe : Chantal Loïal

Née à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, elle a tout juste six ans quand elle fait ses premiers pas de danse. Cela deviendra une passion qu’elle pourra concrétiser avec son arrivée en hexagone en 1977. Elle côtoie les milieux de la danse africaine, puis antillaise et contemporaine. Au fil des années, elle acquiert une maîtrise complète de son art et rejoint le rang des danseurs et chorégraphes professionnels. En 1994, elle crée sa compagnie de danse afro-antillaise et contemporaine : Difé Kako.

La compagnie Difé Kako de Chantal Loïal

Depuis 1995 date de sa création, la compagnie de danse Difé Kako s’inspire des cultures africaines et antillaises.
Chantal Loïal s’attache à créer un langage chorégraphique basé sur un métissage des danses africaines et antillaises ainsi que sur les répertoires musicaux traditionnels et contemporains. La compagnie Difé Kako se compose de danseuses possédant une formation de danse pluridisciplinaire (classique, moderne, jazz, danses traditionnelles de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique Centrale, du Mahgreb, de la Guadeloupe, de la Martinique) et de musiciens maîtrisant différentes percussions et instruments (djembé, dum-dum, les tambours ka, maracas, cha-cha, accordéon, basse, balafon, ti-bwa, steel pan). La Compagnie, toujours à la recherche d’innovation et dans un souci de diversification artistique, développe plusieurs concepts pédagogiques et chorégraphiques pour amener le public à la découverte de cette danse métissée.